Beaucoup se lancent dans l’aventure du e-commerce en sous-estimant le travail nécessaire

1. différenciez-vous

Avec près de quinze mille nouvelles boutiques tous les ans, la concurrence sur Internet est féroce. Votre nouvelle boutique devra faire sa place parmi les 68 000 autres déjà en ligne en France. Pour ça, il va falloir être rusé : certaines boutiques possèdent un budget très important. La seule façon est de vous différencier !
Il y a quatre possibilités pour différencier votre boutique :
– Vendre un produit original,
– Apporter un service particulier,
– Donner des conseils pointus,
– Vendre moins cher.
Un Produit Original
Quand je fais une conférence, je rappelle toujours qu’un bon produit sur Internet ne doit pas pouvoir être acheté à l’hypermarché le plus proche, ou pas sous la même forme que celle que vous allez vendre. Par exemple, Patrice Cassard (connu pour avoir créé le site de vente de T-Shirt La Fraise et l’avoir revendu pour plusieurs millions d’euros) a lancé sa nouvelle boutique en 2009 : Archiduchesse. Il vend des chaussettes, mais des chaussettes très différentes de celles qui existent dans les grandes surfaces : ses chaussettes sont disponibles en 30 couleurs, un choix beaucoup plus important que ce que l’on trouve ailleurs.
Un autre exemple F3P Volets vend des volets roulants que l’on pourrait trouver dans n’importe quelle grande surface de bricolage… sauf que F3P propose toutes les options disponibles (couleurs, types de pose, systèmes pour remontrer, etc.) et donc permet au client d’avoir exactement le produit dont il a besoin. C’est un réel service apporté au client.
Un Service Particulier
La personnalisation des produits est un réel facteur différenciant pour une boutique : avoir son produit, fait sur mesure, exactement à ses ordres, était du luxe jusqu’à présent. Avec Internet, la personnalisation produit devient accessible. Par exemple, La Boite à Thé vend des boites décorées par des designers. Mais pour répondre à des demandes plus poussées, La Boite à Thé imprime des boites sur mesure, à partir des designs, des dessins ou des photos fournis par le client, et offre ainsi un service qui n’existe pas ailleurs.
Des Conseils Pointus
Sur Internet, les consommateurs cherchent beaucoup d’informations avant d’acheter. C’est une différence essentielle entre le commerce traditionnel et le commerce électronique : dans les linéaires des magasins, les étiquettes n’affichent que peu d’informations. Mais, vous, vous devez apporter le maximum de données à vos clients. Le facteur confiance est très important dans l’acte d’achat. Et en montrant votre expertise sur vos produits, vous inspirerez confiance à vos visiteurs. Par exemple, Baumes et Pastilles vend de la parapharmacie sur Internet. Ce secteur est soumis à une concurrence importante, mais la pharmacienne du site donne régulièrement des conseils dans le blog. Ainsi, Baumes et Pastilles met en avant son expertise et rassure ses clients.
Un Prix bien Etudié
Le dernier élément différenciateur sur Internet : le prix. C’est souvent même le premier élément différenciateur, mais se positionner sur le prix est très difficile : il faut avoir des volumes d’achat importants, ou des sources d’approvisionnement très privilégiées pour obtenir un avantage prix réel. Et la marge commerciale que vous allez vous attribuer sera forcément réduite et limitera vos possibilités de développement. C’est pourquoi je vous déconseille d’essayer de battre la concurrence sur les prix. Au contraire, cherchez des produits dont les prix sont difficilement comparables. Vous devez aussi travailler l’image de votre boutique pour porter votre politique de prix : certains clients n’achètent jamais au moins cher par peur de ne pas être servi correctement.
En créant votre niche, vous pourrez toucher plus facilement votre cible elle sera clairement identifiée, et vous connaitrez les messages qu’elle souhaite entendre. Il est très difficile de passer des messages à une cible très large : leurs préoccupations sont très diverses, mais une cible précise sera beaucoup plus homogène, et les messages beaucoup plus précis… et vos coûts de communication beaucoup plus faibles ! Comme sur cette niche vous aurez moins de concurrence, il sera plus simple de se référencer dans les moteurs de recherche. Le référencement est essentiel, c’est lui qui vous apportera vos clients. C’est un travail long, et qui peut être très difficile si vous n’avez pas trouvé votre niche.
Si votre niche n’est pas occupée par une autre boutique, vous n’avez pas de concurrent et vous allez donc pouvoir créer toute une communauté autour de votre entreprise, de vos produits et de votre boutique.
en Pratique
Travaillez vos différenciateurs :
Est-ce que vous les connaissez tous ?
Est-ce que vous les mettez assez en avant sur votre site ?
Est-ce que votre cible est clairement définie ?

2. Créez une Relation avec vos Clients

Vendre, c’est créer une relation entre 2 personnes, une relation de confiance. Un de mes anciens patrons, quand j’étais commercial, allait même plus loin et parlait relation de séduction amoureuse : un client qui vous aime est un client fidèle. Il faut créer cette relation particulière : votre client doit vous trouver sympathique.
Par exemple, près de chez vous il y a deux boulangers. Chez l’un d’entre eux, les vendeuses vous disent bonjour, vous sourient, sont attentives à vos demandes et ont toujours un petit mot gentil. Chez l’autre, les vendeuses racontent leur vie à un autre client, râlent après leurs collègues et vous demandent d’aller plus vite pour faire votre choix. Chez quel boulanger irez-vous ?
Deux outils sont intéressants pour travailler cette relation client : un blog et une page FaceBook avec un blog
La façon la plus simple et la plus rapide pour créer cette relation : utiliser un blog. En liant votre blog à la boutique, celui-ci deviendra instantanément votre porte-parole. Votre boutique en tirera immédiatement plusieurs avantages :
Il rend vivant votre boutique : en rédigeant régulièrement de l’actualité sur votre blog, vous allez apporter de la nouveauté sur votre boutique. Et une boutique qui vit, inspire confiance.
Il personnifie votre boutique : le client doit aimer quelqu’un, une personne, alors personnalisez votre blog, présentez vous et présentez les personnes autour de vous avec qui vous travaillez. Votre blog va
« dévirtualiser » votre boutique et rendre concret votre commerce. Il montre votre expertise : vous êtes le spécialiste de votre produit. Grâce aux informations et aux conseils que vous allez prodiguer au travers de votre blog, vous allez apparaître comme un expert dans votre domaine : un point de plus pour votre capital confiance. On m’oppose régulièrement des arguments pour ne pas bloguer :
« Je n’aime pas parler de moi » : ne vous y trompez pas, pas question de parler de votre vie privée, mais de parler de la vie de votre entreprise.
« Un blog, ce n’est pas assez classe pour mon site » : un blog n’est qu’une partie «actualité» dans votre boutique. A vous de tracer la ligne éditoriale qui correspondra au style de votre site.
« Je n’ai pas le temps » : Il faut vous organiser pour le prendre, mais que cela vous prenne le moins de temps possible. Bloguer régulièrement, pour une boutique, c’est publier une info par semaine. Cela suffira pour montrer l’activité de la boutique. Si vous avez pensé à ce que vous vouliez bloguer pendant la semaine, écrire cette information ne vous prendra pas plus d’une heure. À partir du moment où vous avez intégré la rédaction de votre blog dans votre planning hebdomadaire, vous trouverez facilement une idée et collecterez au fur et à mesure des informations pour rédiger votre article.
« Je ne sais pas écrire » : vous n’avez pas prévu d’écrire un roman, la qualité de votre style rédactionnel n’est pas essentielle. Le principal est le contenu de votre article : le fond prime sur la forme. Si vous avez besoin de dire beaucoup de choses, mais que vous ne vous sentez pas capable de la faire, vous pouvez facilement réaliser une petite vidéo. Avec un appareil photo numérique, filmez un test produit et mettezle en ligne avec un service type Dailymotion ou YouTube. avec une Page facebook
Une page FAN sur Facebook fonctionne un peu de la même façon qu’un blog, mais avec plus de proximité avec vos prospects et clients. Contrairement au blog où vos clients doivent venir sur celui-ci pour consulter les informations, tout ce que vous publiez sur votre page FaceBook est automatiquement affiché dans le FaceBook de votre client.Votre communication vient vers lui automatiquement.
Depuis 2009, les échanges de commentaires avec les clients ont été tranférés du blog vers la page FaceBook. Les pages Fan sont devenus très importantes pour créer une communauté clients dynamique et fidèle.
Cette notion de fidélité se mesure à plusieurs niveaux, c’est aussi un des interets des pages Facebook. L’engagement du client est progressif et se réalise par étape.
De simple visiteur de votre page Fan, il va pouvoir devenir un vrai supporter de votre marque en passant par :
– fan : le client signale qu’il aime votre page (et donc votre marque) – participant : il commente des informations publiées et participe aux échanges
– créateur de contenus : il publie lui même des informations ou des photos sur votre page et ainsi vous aider à faire parler de votre boutique.
Votre page Facebook sera extensible avec de nombreuses applications permettant d’animer votre communauté : concours, récompenses, sondages, jeux, forums, etc.
En attendant d’avoir le réflexe «partage», je peux vous proposer quelques thèmes à bloguer. Vos clients recherchent des informations sur vos produits. Alors, parlez de vos produits, faites des tests, des démonstrations, des comparatifs produits, des guides d’achat. Pour commencer, vous pouvez faire simple, par exemple décrire deux produits proches, expliquer les différences et ce qui vous permettra de faire le choix entre les deux.
Deuxième idée : parlez de la vie de votre entreprise. Par ce biais vous pourrez rendre concrète votre entreprise. Vous pouvez écrire sur ce que vous faites : exposition dans un salon, ou même simple visite, arrivée d’un stagiaire, nouvelle organisation de votre bureau. Par exemple, découvrez comment Colorme.ch parle de son univers : le café, ou encore comment Chemises de la comédie parle de ses produits.
Cette relation particulière va vous permettre de justifier un niveau de prix plus élevé. Repensez à nos deux boulangers, si le grincheux vend sa baguette à 0,95€ et le boulanger agréable à 1,05€, je pense que vous irez quand même chez celui qui est le plus agréable… même si vous devez payer 10 centimes de plus !

en Pratique
Prêt à travailler votre communauté ?
Suivez quelques thématiques proches des vôtres, Regroupez quelques informations (documentation, photo, liens vers des sites web) Et écrivez, sans oublier de vous relire juste avant le publier l’article.

3. Investissez Vous

Je vais commencer par casser un mythe : il n’existe pas de « magie d’Internet ».
Sur Internet, comme ailleurs, vous récoltez ce que vous semez. La recette est simple : Semez beaucoup, et vous récolterez beaucoup. Semez, c’est investir. Voici une liste non-exhaustive des dépenses à engager avant de compter gagner un centime :
– Acquérir du matériel : ordinateurs, scanner, appareil photo et imprimante qui vous serviront tous les jours,
– Mettre en place l’infrastructure technique du site,
– Réaliser l’habillage graphique de votre boutique, créer une charte graphique,
– Prendre les photos de vos produits, les retoucher et les détourer,
– Rédiger les fiches produits, des CGV, les pages de contenu,
– Prendre un système de paiement,
– Gérer votre référencement,
– Lancer vos campagnes de publicité,
– Trouver vos fournisseurs,
– Acheter votre premier stock,
etc.
Equilibre l’usage de vos ressources
Vous disposez principalement de deux ressources pour réaliser l’ensemble de ces tâches : Votre temps, et votre argent. Les deux étant en quantité limitée, vous allez devoir partager vos budgets de façon équilibrée entre ces différentes tâches. Si vous vous lancer seul, une autre ressource peut éventuellement être mise dans notre équation : le temps et les compétences d’amis. Mais il faut bien penser que vous ne pourrez compter sur eux que ponctuellement, pas sur la durée.
Demandez leur de vous «apprendre» plutôt que de «faire».
L’équilibre des investissements est important : en faisant l’impasse sur certaines tâches, vous risquez au mieux de trainer un boulet pendant plusieurs mois, au pire de faire échouer votre entreprise, définitivement.
Pour définir la bonne affectation de vos ressources, l’idéal est de réaliser une analyse de la valeur de chacune des tâches. Pour faire simple, imaginez combien va vous faire gagner chaque tâche. A partir de ce calcul, vous pourrez définir une priorité et répartir votre capacité d’investissement en fonction. En étudiant notre échantillon de 1900 boutiques, j’ai constaté quelques erreurs fréquentes : Sur-investir sur l’habillage graphique, en y consacrant une part trop importante de votre budget et de votre temps. N’y consacrez pas plus de 20% de votre budget et 10% de votre temps.
Et à contrario, les commerçants sous-investissent souvent dans les fiches produits et la rédaction dans le blog. Pourtant, vos clients voudront le maximum d’informations sur vous et vos produits avant de commander.
Certains e-commerçants ont confié la création de leur site à un ami. Malheureusement, cet ami n’est plus disponible pour faire évoluer le site ou pour le maintenir. Plutôt qu’utiliser les compétences dans la durée : demandez leur plutôt de vous former !
Calculez votre rentabilité
Qui dit investissement, dit rentabilité. Vous allez donc pouvoir imaginer une rentabilité de vos investissements, à partir du calcul de la marge que vous allez réaliser sur les produits. Ce calcul est excessivement important. Il existe de nombreuses méthodes pour le réaliser, mais je ne vais pas vous faire un cours de comptabilité, ce n’est pas du tout l’objectif de ce document.
Il ne faut pas chercher à minimiser le prix de vos produits, mais plutôt à maximiser la marge. Pour vous donner une idée de marges couramment pratiquées, sur une activité commerciale classique la marge représente 50% du prix de vente. Sur des produits fabriqués ou transformés la marge peut être de 70-80%. Mais suivant les secteurs d’activité, la marge peut être beaucoup plus faible, par exemple de 5% sur les produits hi-tech. Mon conseil : ne vous lancez pas sur un secteur à faible marge sans avoir des budgets très importants.
Combien Investir
On m’a souvent demandé combien cela coutait de se lancer dans le e-commerce. Pendant plusieurs années, j’ai expliqué que cela pouvait aller de 5 000 à 50 000€ pour un projet de taille «moyenne». Mais aujourd’hui, vue l’étendue des solutions et l’évolution du marché, je préféré partir de l’ambition du e-commerçant. Le budget à prévoir pour la création du site doit être évalué entre 5 et 10% du chiffre d’affaire espéré. Il faut prévoir le même montant pour toute la communication autour (publicité, référencement et achat de trafic). Entre 5 et 10%, l’échelle est assez importante mais suivant le secteur d’activité et de la concurrence les coûts seront différents. Par exemple, sur un produit de luxe vous allez devoir consacrer un budget important aux aspects graphiques. D’un autre coté, si vous avez déjà une marque connue, et des clients fidèles hors ligne, vos coûts de communications en ligne seront plus faibles.
en Pratique
1. Faites l’inventaire de vos ressources : quel est votre budget pour le lancement de votre boutique ? Quel est le temps dont vous disposez ?
2. Identifiez les tâches que vous avez à faire, et séparez celle que vous pouvez faire (parce que vous êtes compétent sur le sujet) et celle que vous allez confier à un prestataire.
3. Planifiez votre budget temps sur les tâches que vous allez réaliser. Répartissez vos finances sur les tâches que vous allez externaliser.

4. Soyez Patient et Persévérant

Lancer sa boutique prend du temps, le temps que vous allez investir, mais aussi un temps incompressible qui ne dépend pas de vous. Ce délai est nécessaire pour que votre site soit :
– bien référencé dans les moteurs de recherche et les guides d’achat,
– connu et reconnu par les internautes, grâce à la publicité,
– rassurant et donne confiance à vos clients.
De nombreux facteurs interviennent sur ce délai, c’est pourquoi vous ne devez pas vous décourager trop rapidement, et être patient et continuez à travailler régulièrement sur votre site.
Quand un commerçant ouvre une boutique traditionnelle, en ville, il achète un pas de porte, un emplacement. On parle d’emplacement n°1 pour les locaux dans les rues les plus fréquentées du centre-ville. Ces emplacements n°1 vous garantissent un certain trafic dans votre magasin.
Malheureusement, sur Internet, ça ne se passe pas comme ça ! Vous devez vous fabriquer votre emplacement, en amenant les internautes à passer sur votre site web.
Génération de Trafic
Il y a deux méthodes principales pour créer du trafic dans votre boutique :
1. la publicité
Mettre en place une campagne de publicité offre un résultat quasiimmédiat en terme de trafic. Mais cet effet n’est pas pérenne : dès que vous cessez de payer, le trafic s’arrête… et les ventes aussi.
2. le référencement naturel
Le référencement naturel, lui, ne vous coute rien, et le trafic généré ne risque par de s’arrêter du jour au lendemain. Mais en contre-partie, la mise en place d’un référencement efficace prend du temps : les moteurs de recherche vont doucement prendre en compte votre site. Et plus vous allez travailler dessus, plus ceux-ci lui donnerons de l’importance dans les résultats de recherche.
3. les guides d’achat
Les guides d’achat, qui eux sont très bien référencés, permettent à vos produits d’être immédiatement visibles. Ils sont nombreux, pour les gérer au mieux (et au moindre coût) il existe des outils spécifiques : les agrégateurs de flux (Lengow, Beezup ou ShoppingFlux par exemple)
4. l’affiliation
Le fonctionnement de l’affiliation se rapproche de la publicité en introduisant une notion de paiement à performance. Les plateformes d’affiliation gèrent un réseau de site pouvant diffuser vos offres, et vous font payer pour pouvoir utiliser ce réseau.
La Confiance
Avoir du trafic sur votre site ne suffit pas. Une fois que le visiteur entre dans votre boutique, il faut qu’il passe à l’acte et achète vos produits. Mais pour cela, il doit avoir confiance. Or, la confiance ne se décrète pas, elle se gagne au fur et à mesure. Plus vous allez dialoguer avec vos clients par l’intermédiaire de votre blog, plus il mesurera votre expertise et votre sérieux et plus sa confiance en vous augmentera.
La Notoriété
La confiance passe aussi par la notoriété. A son lancement, le site ne sera pas connu : vous allez devoir communiquer pour le faire connaître. Et l’augmentation de la notoriété prend aussi du temps incompressible.
Ces différents points font qu’en moins de 6 mois, il est impossible de prévoir la réussite d’une boutique en ligne. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devez vous investir dans votre boutique sans attendre de retours immédiats : persévérez et vous serez récompensé.
Évidemment, il y a des exceptions, et certaines boutiques «explosent» déjà le premier jour d’ouverture. La majorité de ces réussites peu ordinaires sont basées sur une communauté existante, avec une notoriété importante et une confiance déjà établie. C’est cette communauté prête à acheter vos produits qui permet de démarrer rapidement. L’exemple auquel tout le monde pense : La Fraise a été lancée en février 2004 par Patrice Cassard et pendant les deux premières semaines, il avait déjà réalisé 200 expéditions. Au bout d’un an et demi, son chiffre d’affaires était déjà d’un million d’euros !
Parmi les 1900 boutiques, nous avons identifié deux comportements opposés lors de l’enquête téléphonique que nous avons réalisée :
Les commerçants qui travaillent régulièrement depuis plusieurs mois sur leur boutique voient leur chiffre d’affaires progresser tout aussi régulièrement.
Les commerçants qui ont créé leur boutique et attendent que «ça marche» pour y consacrer du temps et travailler à son développement. Évidemment, ces commerçants attendront longtemps : leurs boutiques ne décolleront jamais.
Posez Vous Des Indicateurs
Pour avoir une vue sur l’évolution de votre boutique, hormis le chiffre d’affaires, plusieurs indicateurs simples peuvent être pris en compte :
1. le nombre de visiteurs sur votre boutique : en quelques mois, vous devriez avoir de plusieurs centaines, à plusieurs milliers de visiteurs par jour.
2. le taux de conversion : on dit classiquement que le taux de conversion dans le commerce électronique est de 1%. Sur 100 visiteurs, 1 seul passe une commande sur votre boutique. Mais suivant le secteur d’activité, ce taux varie de façon importante dans une fourchette de 0,1% à 5%
3. le panier moyen : le montant moyen des commandes sur les e-boutiques françaises est de 90€, mais encore une fois celui-ci dépend très fortement de vos produits.
Au delà des valeurs brutes, il est surtout important de suivre les évolutions de ces indicateurs en fonction des différentes actions que vous allez mener. Vous pouvez d’ailleurs affiner avec précision certaines évolutions de votre site en effectuant des tests A/B, qui vous permettront de tester deux hypothèses et de mesurer les résultats pour finir par choisir la plus performante.
Les chiffres, que je vous indique ci-dessus, sont des ordres de grandeur. La réalité sera plus ou moins élevée en fonction de votre investissement et de votre secteur d’activité.
en Pratique
1. Fixez-vous un programme de travail sur plusieurs mois, et ne l’abandonnez pas. 2. Suivez les indicateurs de votre boutique. 3. Ne vous découragez pas si un indicateur baisse, mais au contraire adaptez votre commerce pour corriger cette baisse. 4. Pour imaginer l’avenir, vous devez surtout suivre l’évolution de chaque indicateur.

5. Diversifiez Les Modes de Paiement

Instant crucial de l’achat
Toutes les étapes de l’acte d’achat sont importantes, mais une est cruciale : le paiement. C’est bien le paiement qui fait basculer le visiteur au statut d’acheteur. Dans l’esprit du consommateur, c’est à ce moment qu’il confirme définitivement son achat. Proposez lui donc le maximum d’alternatives à l’instant de payer, pour qu’il ne soit pas bloqué à ce moment.
L’instant du paiement pouvant poser des problèmes ou soulever des questions, c’est le bon moment pour proposer votre aide. Sur la page de paiement, invitez votre client à vous appeler par téléphone au moindre problème. Même s’il n’est pas utilisé, l’affichage du numéro de téléphone donne confiance à votre futur client.
Nous avons constaté que les boutiques qui proposent le plus grand nombre de modes de paiement sont aussi celles qui présentent le taux d’abandon de panier le plus faible. Ce taux correspond au nombre de commandes abandonnées divisé par le nombre total de commandes. Je vous conseille de mettre en place systématiquement au moins 3 modes de paiement : Carte Bancaire, PayPal, et une autre alternative
L’incontournable Paiement Par carte
Le paiement par carte bancaire est incontournable, c’est le mode de paiement numéro 1 en France. Les consommateurs ont parfaitement intégré que sur internet les paiements se faisaient par CB. Le paiement CB est facilement identifiable, et il est utilisable immédiatement avec la carte que les clients ont l’habitude d’utiliser. Pour le client, le paiement CB est pratique : il saisit simplement les informations notées sur sa carte, directement sans étape supplémentaire. Malheureusement, pour une jeune entreprise, le contrat CB option VAD (vendeur à distance) n’est pas toujours facile à obtenir. Vous allez devoir vraiment vendre votre commerce à votre banquier. La plupart du temps, celui-ci ne connaitra rien à la vente sur Internet, ni au service que vous souhaitez obtenir de lui !
Une boutique reçoit plusieurs commandes par jour, mais quelques-unes ne sont pas payées, car la boutique ne propose qu’un mode de paiement. La e-commerçante prend donc rendez-vous avec son banquier, et apporte la liste de ses commandes. Le banquier constate effectivement que les commandes ne sont pas payées, mais refuse le contrat VAD… parce que la commerçante a trop de commandes non payées. Une histoire vielle comme le monde : celle de l’œuf et de la poule !
Pour convaincre votre banquier, présentez-lui votre projet en détail, pour lui montrer votre sérieux, et la fiabilité de votre activité. Et n’hésitez pas à le mettre en concurrence
Installez PayPal
Deuxième mode de paiement indispensable : PayPal Intégral. Filiale d’eBay, PayPal est une solution de paiement sur Internet facile à installer et sans frais mensuel. PayPal possède un bon capital confiance auprès du grand public, grâce à eBay. Les utilisateurs habitués à utiliser PayPal iront facilement vers cette solution de paiement : une bonne raison de la mettre en place. PayPal est aussi une solution pour accepter les paiements par carte bancaire sans posséder de contrat VAD. Les commissions de transaction sont dégressives, de 3,4% +0,25€ à 1,4% + 0,25€. La mise en place est instantanée : il suffit de créer un compte «business» sur le site paypal.fr.
Beaucoup de e-commerçants excluent PayPal de leurs paiements car les commissions sont plus importantes. Pourtant, sur les sites qui proposent PayPal en complément de leur paiement CB proposé par leur banque, 10% des transactions sont réalisées sur PayPal. C’est donc un réel souhait des clients de vouloir payer avec leur compte PayPal
Les Chèques
Paiement par chèque : Pour les plus réticents, c’est une solution rassurante. Mais pour le commerçant, le traitement des paiements par chèque est chronophage, car manuel.
Paiements Alternatifs
Plusieurs autres modes de paiement sont intéressants :
CardsOff : un nouveau mode de paiement qui permet de se passer de carte bancaire, en prélevant directement sur le compte du client. Beaucoup plus sécurisé, aussi bien pour le client que le commerçant, il est promis à un grand avenir : cardsoff.com
Les paiements CB en plusieurs fois : si vos produits coutent plus de 150€, le paiement en 3x facilitera vos ventes. Toutes les banques ne proposent pas ces solutions.
Crédit en ligne : Avec des solutions tel que Oney, vos clients contractent un crédit directement en ligne, avec des délais de réponse très courts. oney-ecommerce.com
Virement : hors de la France, le paiement par virement est d’usage courant. Si vous vendez en Belgique ou en Allemagne, c’est indispensable. Mais comme le paiement par chèque, le traitement des virements est manuel.
Monéo permet de recevoir les paiements en espèces de vos clients : ils achètent des tickets prépayés chez leur marchand de journaux, puis les utilisent pour payer dans votre boutique. moneo.com

6. Rassurez Vos Clients

La confiance du client est la clé de la réussite de votre entreprise.
Face aux médias qui entretiennent les peurs, votre site doit rassurer vos visiteurs. Il n’y pas un mois où vous n’entendez pas parler d’une arnaque à la carte bleue, d’une entreprise qui ferme et ne livre pas ou pire de faux sites. Pourtant, 99,99% des transactions se réalisent sans aucun problème : le client commande, paye et est livré !
D’après plusieurs études la peur de se faire voler son numéro de carte n’est plus la peur principale : à juste titre d’ailleurs, le risque est quasi nul, et la loi protège le client. Pour rappel, si le client n’a pas saisi son numéro de code secret ou signé le ticket CB, le paiement est «répudiable», il peut l’annuler sans frais.
Aujourd’hui les deux principales craintes des clients sont :
– de ne pas être livré de leur commande,
– que le produit ne corresponde pas à leur souhait (qualité, contrefaçon)
Contrairement à un commerce traditionnel, qui a une existence matérielle, votre entreprise est uniquement « virtuelle ». C’est évidemment sur cette base que se fonde la peur de ne pas être livré. Vous devez compenser et surinformer vos clients.
Dévirtualisez» votre Site Internet
Plus votre site sera concret et proche de la réalité quotidienne de votre client, plus le sentiment de confiance sera fort.
Un client e-commerçant me racontait qu’il avait eu l’opportunité d’être invité sur un salon pour montrer ses produits. Il a rencontré alors plusieurs participants qui lui avaient dit connaitre le site et qui n’avaient jamais osé commander. Mais après avoir rencontré le commerçant, ils allaient le faire en toute confiance. L’élément principal de cette confiance est que la boutique soit connue : c’est la notoriété qu’elle possède. Malheureusement, il faut bien commencer un jour et vous n’aurez donc aucune notoriété au départ.
Appuyez-vous sur les Marques
Utilisez donc la notoriété des autres pour rendre votre site concret et rassurant. Travaillez les deux points suivants :
– Mettez en avant vos partenaires,
– Affichez les marques que vous vendez.
Les deux partenaires à mettre en avant sont évidement la banque qui fourni votre système de paiement CB et le transporteur de vos colis, La Poste habituellement.
Ces deux partenaires bénéficiant d’une très forte notoriété, ils rassurent le client en associant votre site à des marques qu’il croise dans la vie courante et qu’il a parfaitement identifiées.
Vous devez aussi utiliser la même mécanique pour les marques des produits que vous vendez : si ces marques sont connues, affichez-les fièrement. Pourquoi ne pas les inclure dans le bandeau de votre site ?
Mais attention à ne pas chercher à induire le client en erreur : ne vous faites pas passer pour une boutique «officielle». J’ai vu récemment une boutique qui voulait choisir comme nom «Ralf-Laurent-pas-cher.com» : mauvaise idée.
Montrez Patte Blanche
Il est évidemment indispensable de clarifier et rendre visible l’identification de votre entreprise : même si elle est sur Internet, elle n’est pas virtuelle, mais bien réelle : elle a un siège social et donc une adresse, mais aussi un numéro de Siret qui permet de vérifier son existence. Affichez aussi toutes les informations qui permettent de vous contacter : un formulaire de contact, un email et même un numéro de téléphone (c’est d’ailleurs obligatoire en France).
Les Labels
Des labels de confiance existent aussi et peuvent vous aider à développer votre capital confiance. Il y a 10 ans, plusieurs labels se sont développés en France, malheureusement beaucoup n’ont jamais réussi à prendre de l’ampleur. Seul FIA-NET a mis en place un sceau de confiance. Aujourd’hui deux labels arrivent de d’Allemagne : eKomi et TrustedShop. Le premier eKomi vous délivre un label à partir d’enquêtes réalisées sur vos clients une fois la vente finalisée. Quant à TrustedShop, il utilise la même méthode, mais possède aussi un label délivré après étude du site.
En conférence, on me pose régulièrement la question sur la taille de l’entreprise : «Est-ce qu’il faut se faire passer pour plus gros que l’on est ?»
Les gros e-commerçants bénéficient évidemment d’un capital confiance lié à leur antériorité et donc à leur notoriété. Ils sont très visibles, tout le monde connait un proche qui a commandé chez eux. Ce n’est pas donc le fait d’apparaitre comme «gros» qui joue, mais encore une fois la notoriété. Vous n’avez pas le choix, vous devez la travailler. Mais il reste un point que vous pouvez encore travailler à égalité avec les gros : la sympathie et l’expertise.
C’est à ce moment-là qu’interviennent le blog et les réseaux sociaux. Grâce à eux, personnalisez la relation que vous avez avec votre client, montrez que vous êtes «vivant», expliquez vos produits et affichez votre expertise
en Pratique
1. Vérifiez toutes les informations permettant d’identifier votre entreprise,
2. Choisissez les marques que vous allez mettre en avant,
3. Préparez un plan de communication sur votre blog et les médias sociaux.

7. Améliorez En Permanence Votre Site

Contrairement à la mise en ligne d’un site web classique, lancer une boutique en ligne n’est pas un acte ponctuel, mais un processus permanent.
Rien n’est jamais acquis en e-commerce, la concurrence est forte et se renouvelle en permanence. Aujourd’hui il existe 68 000 boutiques en ligne, mais ce nombre va doubler dans les années à venir pour atteindre comme en Angleterre ou en Allemagne plus de 140 000 : vous aurez donc bientôt deux fois plus de concurrents ! Votre offre produits aussi doit se renouveler, les modes changent, tout simplement. Les fameux quatre «P» du marketing mix vont vous guider dans les évolutions à apporter à votre boutique. Si vous avez raté les cours de marketing, je vais vous rappeler à quoi correspondent ces quatre « P » : produit, prix, promotion, distribution (« place » en anglais) . Ces quatre thèmes doivent être présents dans tout plan marketing.
Le Produit
Votre offre produits se doit d’évoluer régulièrement. Mais ce n’est pas forcément simple : vous serez tenté de concentrer votre offre sur « ce qui marche », quitte à prendre de fausses bonnes idées chez vos concurrents. Si vous êtes en train de construire l’image de votre boutique, agissez en fonction de votre cible, pour façonner votre clientèle. Travaillez votre structure de prix pour augmenter votre marge : quand un euro est gagné sur un prix d’achat, votre marge augmente d’un euro !
La boutique Baumes et Pastille, para-pharmacie en ligne, a affiné sa gamme produits après quelques temps : en analysant ses ventes et les questions posées par les clients, il a détecté un besoin sur les produits de beauté pour peau noire. En étendant sa gamme produits, il a réussi à considérablement augmenter ses ventes.
Le Prix
Le prix doit être bien positionné par rapport à votre cible. La mise en place de promotion peut vous permettre de mesurer l’élasticité au prix : est-ce que les clients achètent plus, si vous baissez le prix ? Si les ventes augmentent fortement alors que vous baissez faiblement le prix, c’est très intéressant. Mais dans le cas contraire, la baisse de prix est totalement inutile.
Baisser ses prix est une action à réfléchir longuement. L’impact d’une réduction de prix est très importante sur votre marge. Calculons ensemble : pour un produit qui coute 100€ (ht), sur lequel vous avec une marge de 30%, soit 30€, si vous baisser le prix de 10%, votre marge passe donc de 30€ à 20€, votre marge baisse donc de 33% ! Mais plus impressionnant, pour réaliser le même résultat net vous allez donc devoir vendre 50% de plus !
La Publicité
Comment faites-vous connaître vos produits ? Envoyez des communiqués de presse pour présenter vos nouveaux produits. Testez des campagnes de publicité. Travaillez encore et toujours votre référencement !
Les canaux de diffusion de votre offre sont de plus en plus nombreux, il est presque impossible de tous les intégrer dès le lancement de votre boutique. Pour autant, vous allez devoir les essayer pour évaluer leur rentabilité :
– publicité sur FaceBook,
– l’affiliation,
– les guides d’achat,
– les billets sponsorisés,
– les places de marché (Price Minister, eBay, Amazon, Rue du Commerce, etc.)
Chaque canal vous permettant d’acquérir du trafic nécessite un temps d’apprentissage pour arriver à la rentabilité optimable : faitesvous accompagner ou donnezvous le temps de comprendre leur fonctionnement.
La Distribution
Testez des politiques de frais de port différentes, les résultats sont faciles et rapides à mesurer. Faites évoluer l’ergonomie de votre boutique.
Un élément très important va vous aider à prendre les bonnes décisions : vos statistiques. Grâce à toutes les informations collectées sur vos visiteurs et vos acheteurs, vous pourrez connaître la saisonnalité de vos différentes gammes de produits, découvrir quels sont les produits les plus recherchés et les plus achetés. Google Analitycs donne des informations très riches, mais il est nécessaire d’apprendre à lire et à exploiter ces informations.
Une autre source très importante pour faire avancer votre commerce : l’expérimentation. Le e-commerce n’est pas encore une science exacte. Les règles ne sont pas encore clairement définies. C’est pourquoi tous les sites «matures» effectuent aujourd’hui des tests dit «A/B». Ces tests permettent de comparer 2 hypothèses et d’en mesurer les impacts sur les ventes. Par exemple vous pouvez comparer 2 boutons d’achat, des éléments de page d’accueil, deux styles de menus de navigation. Encore une fois, Google Analytics permet de mettre en place simplement ces tests A/B. Cependant il faut faire attention de ne pas en tirer des conclusions hâtives. Pour que des tests A/B soient valables pour en déduire quelque chose de concret, il faut que vos boutiques bénéficient d’un trafic suffisamment important et que les tests soient faits suffisamment longtemps (au moins sur plusieurs centaines de commandes).
Mesurez
Le résultat de toutes vos actions se lira sur l’un de ces indicateurs :
1. le nombre de visiteurs sur votre site va augmenter grâce à l’efficacité de votre publicité et votre travail sur le référencement
2. le taux de conversion (nombre acheteur / nombre de visiteurs) évoluera en fonction de la confiance que vous aurez su insuffler à vos clients, mais aussi en fonction de la largeur de votre gamme (nombre de produits et de catégories) et de l’ergonomie de votre boutique,
3. le panier moyen (moyenne des commandes) augmentera en fonction des incitations que vous aurez mises en place : ventes croisées, produits complémentaires, frais de port offert à partir d’un montant
4. la marge sur vos ventes n’est jamais à perdre de vue, même si seulement deux actions peuvent l’améliorer : faire baisser les prix d’achat et augmenter les prix de vente !
en Pratique
1. Vérifiez que vous avez des statistiques de visiteurs et de ventes
2. Gardez vous du temps pour votre veille concurrentielle
3. Analysez l’ensemble

Conclusion

Avec une croissance à 2 chiffres tous les ans depuis de début d’Internet, le e-commerce est une vraie opportunité. Le nombre de e-commerce en ligne est encore limité avec 68 000 boutiques en ligne en France, alors que dans d’autres pays d’Europe il y en a 2 fois plus. Il n’est donc pas trop tard pour se lancer et se faire une petite place (même une grosse place, tous les ans de nouveaux acteurs importants apparaissent)
Mais pour autant, 90% des boutiques en ligne ne réalisent presque aucun chiffre d’affaire ! Les grands sites grossissent de plus en plus : tous les ans, Amazon ouvre de nouveaux rayons et entre en concurrence avec de nombreux autres sites de vente en ligne. 9 projets sur 10 ne fonctionnent pas, c’est énorme.
Ouvrir une boutique en ligne est extrêmement facile, en faire une entreprise rentable beaucoup plus laborieux. Alors un dernier conseil : soyez à l’écoute des personnes qui vous entourent, des spécialistes, de vos conseils, de vos tableaux de bord mais surtout de vos clients !