Le ‘Curator’ désigne en anglais celui qui sélectionne les œuvres en vue d’une exposition, le commissaire d’exposition en somme.

Même idée avec la curation de contenus. On sélectionne les contenus en rapport avec un sujet précis afin de présenter une vue d’ensemble

Wakelet comme son prédécesseur, feu Storify, permet de rassembler simplement et d’une façon minimaliste (mais élégante) plusieurs contenus.

1. QUELS USAGES
Précisons d’ores-et-déjà que Wakelet ne propose que l’intégration de tweets, d’images, de PDF et de textes. Mais pas encore d’intégration directe de Youtube, ou d’Instagram. Bien heureusement, vous pouvez passer outre ce souci en collant directement le lien du contenu qui vous intéresse. Cela étant dit, il faut également noter le soin apporté à la personnalisation de votre collection, puisque vous pouvez en effet ajouter sur votre espace personnel une image de couverture, de profil, et pourquoi pas une petite biographie, en cliquant sur ‘View Public Profile’.

2. LA CRÉATION :
Une fois donc passées les étapes de l’inscription et de la personnalisation de votre espace personnel (ou non d’ailleurs) on peut alors passer à l’étape de la création.

Premier constat : là encore l’effort de personnalisation est assez poussé. Vous pouvez ajouter une image de fond, une image de couverture, une description et accessoirement un titre.

Vous autorisez Wikelet à accéder à votre compte Twitter, puis vous n’avez qu’à rechercher les comptes et hashtags (ou mots dièse hein) et à cliquer sur le ‘+’ en vert afin de les insérer dans votre veille.

Après, en ce qui concerne les autres réseaux sociaux, j’espère vraiment que dans les prochains mois, Wakelet va permettre de les intégrer directement.

3. PARTAGE ET DIFFUSION :
Dans un premier temps, il va s’agir de changer le statut de votre création en la passant en mode ‘Publique’, puis sauvegardez

Un lien embed. Bingo ! (Même si on aurait pu mettre ce lien embed à un autre endroit, afin qu’il soit plus visible. Mais enfin, détail dirons-nous.) On copie donc ce lien embed et on peut le coller de façon à par exemple l’intégrer dans un module de formation, dans un site ou un blog. Point intéressant : il est possible de choisir la disposition qui nous convient le mieux !

4. L’AVIS DE NOOBELEARNING :
Pas mal. Wakelet est un outil plutôt intéressant à connaître, ne serait-ce que pour ses choix en terme de graphisme et d’intuitivité. S’il ne dispose pas encore de lien direct vers les principaux réseaux sociaux, hormis Twitter, l’outil est à surveiller régulièrement !

Dans un registre nettement plus spécialisé, nous avons History Pin, qui comme son nom l’indique, fait la part belle à la curation de contenus historiques

1. QUELS USAGES
History Pin est un outil qui permet de rassembler plusieurs ressources autour d’un thème historique précis, et ce, d’une façon collaborative. Les différentes collections peuvent être retrouvées soit par recherche géographique (en tapant le nom du lieu, de la ville qui vous intéresse), soit par recherche thématique puisque moteur de recherche il y a.

2. LA CRÉATION :
Pour commencer, cliquez non pas sur ‘ Getting Started’ en haut, à gauche mais en fait sur votre espace personnel, en haut à droite.
Cela va d’abord impliquer de donner un titre à votre ‘collection’ ainsi qu’une rapide description. On va ensuite vous demander de remplir une plus longue description, de rajouter éventuellement une carte (ce qui permettra ensuite aux utilisateur de History Pin de la trouver par recherche géographique).
Ces éléments renseignés, cliquez sur ‘Save’. Cela va vous amener à l’ajout d’éléments au sein de votre ‘collection’. Ces éléments peuvent être soit iconographiques, soit textuels, soit video ou sonores. Vous pouvez importer ces ressources de votre ordinateur ou coller un lien externe.

Ensuite, vous allez renseigner le nom de votre ressource, sa description, ses droits (licence sous Creative Commons ou autre), sa date (là outil historique oblige, une certaine rigueur s’impose, dans le pire des cas, on va vous demander une tranche d’années), sa localisation géographique, et les mots-clé qui vont permettre une meilleure recherche de votre collection.Puis, cliquez sur ‘Save’. Répétez l’opération pour chaque ressource que vous voulez rajouter. N’oubliez pas non plus que par définition, d’autres personnes peuvent contribuer à votre collection.

3. PARTAGE ET DIFFUSION:
Sur le côté, à droite, vous avez le bouton ‘Share’ qui va vous proposer soit de partager votre collection sur les principaux réseaux, de l’envoyer par mail, de récupérer le lien externe ou de récupérer la balise iframe qui vous permettra de l’intégrer à votre site, à votre blog ou à votre module de formation

4.L’AVIS DE NOOBELEARNING :
Bien. Alors, History Pin me semble être un outil d’agrégation de contenus tout à fait correct. Audelà de ça, il présente deux avantages assez intéressants : son objectif clairement défini d’archivage virtuel (obligeant donc à une certaine rigueur au niveau des dates) et son statut d’outil collaboratif. Après, le seul souci c’est qu’on est clairement sur un outil assez ciblé, et qui ne sera donc peut-être pas forcément pertinent pour toutes les formations

Sutori est un outil hybride, à mi-chemin entre un outil de curation et un outil permettant de créer une timeline historique

1. QUELS USAGES ?
Précisons déjà que l’outil a de toute évidence, vu sa terminologie ( par exemple ‘courses’ ou ‘Teacher Tutorial’ ) été conçu notamment pour les enseignants et les formateurs.

Sur une timeline verticale, vous allez pouvoir ajouter du texte, des images, des vidéos, mais aussi des codes d’intégration, des quiz, des questions ouvertes (sous le nom de forum). Pour ceux ayant l’habitude des outils auteur, Sutori devrait vous être familier. Précision importante : ces fonctionnalités sont en fait celles de la version payante, que l’outil vous propose gratuitement pendant un mois.

2. LA CRÉATION :
Une fois l’étape de l’inscription passée, vous arrivez sur votre espace personnel Stories va vous permettre de créer votre ‘story’, votre collection.

‘Classes’ vous permet d’importer grâce à ‘Google Classrooms’ vos apprenants de façon à ce qu’ils créent, d’une façon collaborative une ‘story’.

Quant à ‘Resources’ elle vous permet d’avoir accès à des exemples, créés par d’autres utilisateurs de l’outil et classés selon la matière d’enseignement : ‘Social Studies’, ‘English’, ‘Mathematics’, ‘Art, Music, Languages’, ou classés selon le niveau : ‘Elementary’, ‘Higher Education’

Vous pouvez retourner sur l’onglet ‘Stories’ afin de créer votre propre ‘story’. Une fenêtre présentant les différentes utilisations de l’outil s’ouvre

Ensuite, le parcours est assez bien balisé

On est donc effectivement sur quelque chose qui au niveau de la forme s’apparente à un outil de création de timeline, certes verticale, et sur le fond d’un outil de curation capable de regrouper autour d’un thème plusieurs ressources.

Après, le terme de timeline n’est pas forcément le plus adéquat, puisque si vous voulez rajouter des dates, vous devrez le faire par vous-même en sélectionnant le bloc texte.

Le modus operandi est très simple : par simple cliquer/déposer on change la bannière, on rajoute des images. Il est également possible de déplacer les ressources, ou de les supprimer.

En ce qui concerne les QCM (Multiple Choice) là aussi, le choix de la simplicité a été fait. Lorsque vous avez renseigné les différentes possibles réponses, vous n’avez plus qu’à cliquer sur la bonne réponse pour que Sutori la reconnaisse comme telle

3. PARTAGE ET DIFFUSION :
Vous n’avez pas à sauvegarder, puisque toutes les modifications s’enregistrent automatiquement, bon point donc. Pour partager, vous n’avez qu’à cliquer sur ‘Share’, situé juste en-dessous de votre bannière (d’ailleurs en parlant de la bannière, vous n’êtes évidemment pas obligé d’en mettre mais c’est quand même plus esthétique).

Vous avez ensuite plusieurs possibilités de partage :
– inviter d’autres personnes à compléter votre story
– l’envoyer par mail
– l’envoyer sur les réseaux sociaux
– récupérer le lien embed

C’est donc cet embed code que je récupère et que je viens ensuite coller dans mon site, blog ou module de formation.

A noter également que vous pouvez partager chaque bloc de contenu, d’une façon indépendante (c’est-à-dire : sans l’intégralité de votre story).

4. L’AVIS DE NOOBELEARNING :
Une bonne surprise, une belle découverte ! Comme outil de curation, Sutori a été vraiment bien conçu. A la différence d’un concurrent comme Wakelet, il permet également via l’intégration de quiz, et via l’intégration de ‘forum’ d’avoir une dimension engageante et collaborative (bon certes, pour une durée de 30 jours, après il vous faudra soit vous contenter d’une ‘story’ avec juste du texte et des images, soit passer à la version payante).